Le journal du Lycée

Une sélection d'articles du journal d'Esteqlal   

Décembre 2003  No:1


Le lycée Esteqlal publie chaque trimestre un journal interne écrit par les élèves. Nous vous proposons ici de découvrir quelques articles du dernier numéro.


Esteqlal et Malalaï, deux symboles de la coopération franco-afghane


Aujourd'hui, après plus de deux décennies de guerres, de conflits et de crises politiques, l'Afghanistan a regagné sa position parmi les sociétés internationales. Une position qui lui permet de nouer des liens solides avec d'autres pays dans différents secteurs comme l'éducation, la sécurité, la construction.

Un des éléments les plus importants pour l'Afghanistan est le secteur de l'éducation, qui doit être réformé. Ce projet ambitieux est soutenu par de nombreux pays et notamment par la France, l'Allemagne, les Etats-Unis.

Les lycées Esteqlal et Malalaï constituent un parfait exemple du soutien apporté par la France dans la reconstruction du système éducatif afghan. La France, qui a participé à la réhabilitation des deux établissements scolaires, a aussi fourni une aide pédagogique précieuse : reconstitution du fonds documentaire de la bibliothèque, création de nouveaux laboratoires pour les sciences (physique et chimie), installation de nouveaux terrains de sport et équipement d’une salle informatique avec accès internet. Les élèves et étudiants afghans remercient la coopération française.

Publier ce journal est également un autre type de coopération dont les objectifs sont les suivants :
- Promouvoir un enseignement de qualité.
- Améliorer le niveau des connaissances de élèves.
- Persuader les étudiants de poursuivre leurs études à l'Université.

Dans ce premier journal, les élèves de 12ème année du lycée Esteqlal, qui vont passer leur baccalauréat en décembre, expriment leurs remerciements à leurs respectueux professeurs afghans et français. En outre, les étudiants, qui suivent les cours du DELF et passeront cet examen en mars 2004, renouvellent leurs remerciements à toute l'équipe pédagogique pour son aide et son soutien.

Omar Goya (élève de 12/1)
A la découverte du cricket

Saviez-vous que le jeu de cricket était un sport encore totalement inconnu en Afghanistan jusqu'au 25 septembre 2002 ? Un jour très important puisque ce jour là, la première équipe de cricket a été constituée au Lycée Esteqlal. Huit mois plus tard, le 17 mai 2003, cette même équipe arrivait en finale du Tournoi des écoles de Kaboul !

Cette finale s'est déroulée entre le Lycée Esteqlal et le Lycée Habibia sur son terrain. Toute l'équipe est arrivée au lycée tôt le matin, à 6h, pour s'entraîner et être prête avant le match. A 7h, celui-ci a commencé. Nous avons gagné le « toss » et avons choisi de recevoir. Nos batteurs n'étaient pas en grande forme ! Au début nos résultats n'ont pas été très positifs : nous avons marqué 95 points sur 90 balles jouées, ce qui n'était pas assez pour espérer gagner la finale. Le Lycée Habibia lui, a marqué le même nombre de points en 85 balles seulement.

Finalement, nous avons fini en seconde place dans ce Tournoi, mais nous étions contents de ce résultat car en moins d'une année, nous avions réussi à organiser une équipe et à nous entraîner !

Au début, personne ne savait jouer au cricket. Nous avons donc eu beaucoup de problèmes pour trouver des équipements et pour faire accepter ce sport aux autres élèves et professeurs qui le trouvaient très fatigant. Nous, nous l'avons appris au Pakistan où nous avons vécu dix ans. Mais après quelques mois, de plus en plus de jeunes ont commencé à s'y intéresser. La première équipe que nous avons organisée, mon ami Hassib et moi, comptait 14 joueurs. Aujourd'hui, nous sommes 17.

L'année prochaine, après l'hiver, nous attendrons avec impatience l'organisation du Tournoi de cricket entre les écoles : en effet, c’est à ce moment-là que le Département des sports va choisir les meilleurs joueurs pour l'équipe nationale d'Afghanistan…

Hassib Sediqui (élève de 11/1)



La francophonie en chiffres

Aujourd'hui, 105 millions de personnes utilisent le français comme langue maternelle. En nombre de locuteurs, le français est la neuvième langue parlée dans le monde. Elle est présente dans presque toutes les régions du monde.
Plusieurs institutions rassemblent la famille francophone : l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) et l'Association des Universités Partiellement ou Entièrement de Langue Française (AUPELF).

La Charte créant l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) défend une nouvelle organisation intergouvernementale créée autour du partage d'une langue commune, le français. L'ACTT, qui est devenue l'Agence intergouvernementale de la Francophonie, est chargée de promouvoir et de diffuser les cultures de ses membres et d'intensifier la coopération culturelle et technique entre eux. Autre opérateur direct de la francophonie, la chaîne de télévision TV5, qui est née en Europe (1984), s'est progressivement élargie à l'Amérique (1988), à l'Afrique et à l'Amérique Latine (1992).

Sept sommets de la francophonie se sont tenus respectivement à Versailles (1986), Québec (1987), Dakar (1989), Paris (1991), Port-Louis (1993), Cotonou (1995), Hanoï (1997) et Beyrouth. Réunissant 52 Etats, la rencontre de Hanoï a créé un poste de secrétaire général à la francophonie, qui est attribué au Sénégalais Abdou Diouf, ancien Président du Sénégal.

Le réseau de la francophonie lie plus de 400 lycées et écoles accueillant 240 000 élèves (dont 78 000 sont Français). Les lycées Esteqlal et Malalaï font partie de cette grande famille. L'Alliance Française, quant à elle dispose d'un réseau de 1 060 centres répartis dans 129 pays qui enseignent le Français à 318 000 étudiants.

Au total, il y a quelques 1 500 institutions promouvant la culture française dans 150 pays où plus de 610 000 personnes étudient le français. Par ailleurs, en 2001, on comptait près de 150 000 étudiants étrangers en France, dont 18 000 bénéficiaient de bourses du gouvernement français.

Omar Goya (élève de 12/1)


 
Un symbole de 82 ans d'amitié franco-afghane

Pendant le régime communiste afghan de 1985 à 1992, les relations franco-afghanes n’ont pas existées et à l’époque des Taliban, le Lycée Esteqlal construit en 1968 par le gouvernement Français a été en partie détruit : Il n’ y avait plus de meubles, les matières avaient changé, il n’y avait plus de professeurs français.

Les français étaient partis en 1985 et les professeurs afghans du lycée étaient partis vers le Pakistan, l’Iran, les Etats-Unis et d’autres pays étrangers.

Après la fin du régime des Talibans, la reconstruction a commencé en Janvier 2002 et a duré 3 mois. Le lycée a ouvert le 22 mars 2002, le premier jour de l’année Afghane. Le symbole de l’amitié franco-afghane a rouvert après 17 ans. Maintenant on a une salle informatique, un service Internet, une bibliothèque avec des livres modernes et des nouvelles méthodes de langue française.

Le lycée Esteqlal a été fondé en 1921 et la construction de la nouvelle restauration du lycée Esteqlal a commencé le 8 mai 1968 en présence de Georges Pompidou premier ministre. En 1974 le lycée Esteqlal avait 2383 élèves et 31 professeurs Français. Le Lycée Esteqlal était bien équipé, il avait des laboratoires de chimie, physique et biologie et des équipements de sport.

Hassib Sediqi (élève de 11/1)

 

Le journal du Lycée

Une sélection d'articles du journal d'Esteqlal   

Juin 2004 No:2


Le lycée Esteqlal publie chaque trimestre un journal interne écrit par les élèves. Nous vous proposons ici de découvrir quelques articles du dernier numéro.


 Visite de l'ISAF

Grâce à un projet organisé conjointement par la direction du lycée Esteqlal et par le département de la communication de l'ISAF, les élèves de 12ème 1 ont eu la possibilité, durant toute la matinée du 17 avril, de visiter les locaux de la radio Sada-e-Azadi ainsi que ceux du service de presse de l'ISAF.

Nous avons quitté notre lycée avec un peu de retard et après un trajet d'environ 30 minutes, nous sommes arrivés à la base des forces multinationales de l'ISAF oū nous avons été accueillis par les members du département de la communication.

Le capitaine JOUCLA nous a rapidement presenté le programme de la matinée et notre classe a été divisée en trois avec un élève responsable à la tête de chaque groupe.

Ainsi répartis, nous avons pu alternativement participé aux trois ateliers qui nous étaient proposés:

Atelier 1:Réflexions sur l'avenir de l'Afghanistan

Atelier 2:Visite de l'imprimerie

Atelier 3:Visite de la radio Sade-e-Azadi

Le premier atelier, animé par le lieutenant M.Colin a pemis aux élèves de réfléchir sur les perspectives politiques et économiques de leur pays. Le lieutenant M.Colin a demandé à chacun d'imaginer qu'il était membre du nouveau gouvernement afin de proposer des réformes susceptibles d'améliorer les conditions de vie en Afghanistan.

Ce débat nous a  beaucoup plu et les thèmes suivants ont été abordés:

la lutte contre la corruption, l'expansion du mandat de l'ISAF dans les provinces, le processus de démobilisation et de reintégration des militaires (DDR), l'intégrité nationale, l'amélioration des relations internationales, la reconstruction du pays (restructuration des secteurs économiques, de la santé et de l'education), la rénovation des moyens de communication.

Dans le deuxième atelier, encadré par le capitaine HECK, on nous a montré les différents journaux publiés par l'ISAF dont certains sont imprimés à Kaboul. L'hebdomadaire ISAF NEWS est actuellement tiré à 180000 exemplaires et le coût de chaque diffusion s'élève à 30000 US dollars. Il est prévu que le tirage de ce journal soit augmenté afin de le diffuser dans les provinces.

Par ailleurs, nous avons pu admirer des machines très performantes dont l'une d'entre elles, est capable d'imprimer 130 copies à la minute.

Le dernier atelier, presénté par le capitaine RUF, avait pour but de nous initier aux différentes techniques nécessaires à la réalisation d'une émission radio. C'est ainsi que nous avons pu découvrir comment il était possible de mixer des bruits de fond sur un enregistrement afin de donner plus d'authenticité à des programmes de radio.

En conclusion, nous tenons à remercier d'une part, la direction de notre lycée pour avoir organisé cette visite tres intéressante et d'autre part, les journalistes qui nous ont accueilli avec beaucoup de gentillesse et qui nous ont permis de mieux comprendre les differéntes étapes que nécessite la rédaction d'un journal ou bien la diffusion d'une émission radio.

Fraidoon Faquiri-12eme1

 

loisirs

Le vendredi

Le vendredi est un jour de congé

Nous restons à la maison. Après le déjeuner, papa regarde la télévision, écoute la radio, lit son journal et parle avec maman. Maman fait du thé et du café. Un peu de café pour papa, beaucoup de thé pour elle-même. Moi je ne bois ni du thé ni du café.

Je joue à la balle et ma sœur joue à la poupée.

Hawa Ansari 11/1

 

 

 

Comment est-ce que tu occupes tes loisirs

J’aime bien aller au cybercentre pour chercher sur internet des nouvelles du monde.

J’aime aussi lire des livres de français parce que j’aime bien cette langue et je veux me perfectionner. Je joue au volley ball. Je me promène avec mes amies et j’aide ma mère dans les tâches ménagères

Maryam classe de 11ème 1

 

 

 

 

Les chanteurs d’hier et d’aujourd’hui en Afghanistan

Il y a vingt ans des chanteurs comme Ahmad Zaher, Farhad Darya, Nashenas, Wahid Qasmi étaient très célèbres et très écoutés en Afghanistan, mais la guerre et les interdits les ont fait fuir à l’étranger.

Maintenant que le pays retrouve progressivement la paix, nos poètes et chanteurs veulent revenir chanter en Afghanistan. Il y a aussi de nouveaux chanteurs, comme Sultan Amahangue, qui enregistrent des CD et des cassettes en Afghanistan. Ils chantent pour les mariages parfois même avec leur père comme Amahangue.

Autrefois très populaires les chanteurs interprétaient des chansons traditionnelles.

Aujourd’hui ils chantent également du rock et du rap. Nous sommes heureux d’entendre à nouveau des chansons un peu partout…c’est plus gai.

Mahjouba Sadat (11ème 1)

 


Afghanistan

Kandahar

Kandahar est une province de l’Afghanistan elle est au sud-ouest de l’Afghanistan.

Kandahar est une grande et belle ville ; le climat est chaud.

On parle pashto et dari à Kandahar.

Les gens de Kandahar sont très amicaux, polis et accueillants.

Ils travaillent beaucoup.

Kandahar a beaucoup des fruits très délicieux comme le raisin et la grenade.

Malalaï, Ahmad Shah BABA et Mirwais et Hotaqui sont nés à Kandahar.

Arghendi est une préfecture très connue de Kandahar. La célèbre rivière de cette province est Arghandab et les quartiers de la ville sont Chelzina et Kherquée Mobarak

Touba 12/1

 

L’Afghanistan

L’Afghanistan est un pays montagneux.

Il est au cœur de l’Asie et c’est un très beau pays.

Kaboul est la capitale de l’Afghanistan, les pays voisins sont l’Iran, le Tadjikistan, l’Ouzbekistan, la Chine, et le Pakistan.

L’Afghanistan a un climat sec, c'est-à-dire qu’en hiver if fait froid et en été if fait chaud.

La plupart des Afghans sont paysans. Et ils élèvent des animaux. L’Afghanistan est très célèbre pour son artisanat. Mon pays exporte des tapis et importe des machines agricoles et d’autres choses.

Bozkashi est un  jeu très ancien de ce pays. L’Afghanistan a beaucoup de sites historiques.

Les Afghans sont très accueillants.

Même les plus pauvres sont prêts à partager leur pain

Mahjouba  11eme 1


 

J’aime

J’aime les fleurs et les fruits

Un jour, mes amis et moi, nous sommes allés dans un beau jardin parce qu’on aime regarder les fleurs et manger des fruits.

J’ai cueilli des fleurs pour mes parents et j’ai pris des fruits pour moi parce que le jardinier n’était pas dans le jardin.

Malheureusement quand j’ai voulu sortir du jardin, le jardinier est arrivé et m’a dit : Qu’est-ce que tu fais ?

J’ai répondu : « Excusez-moi »… et je suis parti très vite !

J’ai eu très peur !   Aboozar  8ème2

 

J’aime la vie

C’est naturel que tout le monde aime quelque chose ou déteste quelque chose.

Moi, comme tout le monde, j’adore mon école, ma famille, mon pays et la vie !

J’aime mes amis de l’école.

J’aime aussi faire du sport, regarder la télévision et écouter de la musique.

J’aime les frites et le riz.

J’aime mes parents et mes professeurs. Je les respecte.

Plus tard, quand je serai grand, j’aimerais être professeur parce que j’aimerais apprendre aux enfants. Ahmad Matin 8ème2

 

J’aime jouer au football et aux échecs

Un jour, je suis allé au bazar. J’ai acheté un ballon de foot parce que j’aime beaucoup jouer au foot. Puis je suis allé au stade. Nous avons fait un match avec mes amis et nous avons gagné.

Un autre jour je suis allé au stade mais je n’ai pas pu jouer parce qu’il pleuvait.

Pour bien apprendre à jouer au football, je m’entraîne dans le parc qui est à côté de chez moi. Après je rentre à la maison et je bois du thé.

J’aime vraiment le football mais je n’aime pas le tennis.

J’aime aussi jouer aux échecs. Je joue avec mon petit frère.

Rohoulah 8ème 2

J’aime les fruits

L’année dernière, je suis allé à Parman avec mes parents.

On a vu des fruits. J’étais très content car j’aime beaucoup les fruits.

 Nous avons mangé des pommes, des pêches, des poires et du raisin.

Après, nous avons vu du poisson. Papa et maman ont acheté et ont mangé du poisson.

Mais moi je n’aime pas manger du poisson. Je préfère les fruits et les légumes.

Ma maman ne m’a pas donné du poisson. Elle a encore acheté des fruits. J’étais très content.

Puis nous sommes revenus à la maison. Shoaib  8ème 2

 

J’aime les poupées

Un jour je suis allé au super marché avec mon papa. J’ai vu des poupées.

Mon papa m’a dit : Tu aimes les poupées ?

J’ai dit : Oui, j’aime les poupées mais je n’aime pas les robots.

Et j’ai acheté une poupée.

Mon papa m’a dit : Pourquoi tu aimes les poupées ?

J’ai répondu : J’aime les poupées parce qu’elles sont très belles.

J’ai aussi acheté un ballon et un vélo.  Ahmad Zia  8ème 2

 

Le chien et le loup aiment la musique

Ma petite sœur m’a raconté une histoire :

Un chien joue de la guitare et chante une chanson. Un loup arrive et dit :

« Qu’est-ce que tu fais ? »

Le chien répond : «  je joue de la guitare et je chante une chanson parce que j’aime la musique ! »

Le loup dit : « Tu peux continuer parce que moi aussi j’aime la musique ! »

Et le loup rit très fort : ah ah ah ah !   Raws  8ème2